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Dans l'état actuel de nos
connaissances, la prise de DHEA est principalement le fait d'hommes
et de femmes désirant prévenir ou atténuer
certaines difficultés physiques ou mentales associées
au vieillissement.
On sait déjà l'innocuité
et l'intérêt de l'administration de DHEA, en particulier
sur le bien-être (Morales
et al, 1994 - Baulieu
et al, 2000) et la libido. La tendance favorable de l'évolution
du métabolisme et de la densité au niveau des os,
si elle est confirmée après 2 et 3 ans de DHEA (suite
de DHEAge en cours), l'amélioration de l'état de
la peau déjà enregistrée après 1 an,
(Baulieu
et al, 2000) sont des éléments positifs
qui ne dispensent pas d'études complémentaires.
Dans l'étude DHEAge,
les effets sur la cognition, les fonctions immunologiques, le
volume et la force des muscles sont en cours de publication.
La production surrénalienne
et la concentration sanguine de DHEA et DHEAS diminuent avec l'âge
chez la grande majorité des individus, de façon
régulière et importante de telle sorte que la compensation
de cette insuffisance par la prise du produit semble logique.
On n'en sait pas assez, de l'avis des responsables du site DHEAge.com
pour acquiescer à son administration. Aujourd'hui, les
inégalités quantitatives et qualitatives observées
quand on analyse les produits en vente ne permettent pas de garantir
la sécurité des consommateurs.
Quand on administre
de la DHEA par voie orale (il est inutile de prendre du DHEAS,
plus cher, instable chimiquement et qui se coupe en partie en
DHEA dans l'estomac), les éléments indiqués
sur les Figures (DHEA(S) : métabolisme, administration
orale ci dessous) s'ensuivent :
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DHEA(S) : métabolisme et administration
orale
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L'administration orale est symbolisée par la flèche
.
Abréviations-
3bHSD : 3b-hydroxystéroïde
déshydrogénase - A5-4-isomérase;
3aHSOR : 3a-hydroxystéroïde
oxydoréductase;
17 bHSOR : 17b-hydroxystéroïde
oxydoréductase
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passage de l'estomac
vers le tube digestif, une large fraction atteignant ensuite le
foie où le métabolisme peut être résumé
ainsi : 1/ d'une part, une grande partie est transformée
en DHEAS qui ressort du foie et passe dans la circulation sanguine
où il circule avec une demi-vie d'environ 20 heures
; 2/ d'autre part, des dérivés stéroïdiens
"métabolites" de la DHEA se forment, dont certains sont
actifs dans le foie même (principalement androgènes
de la série testostérone), y stimulant la synthèse
de protéines. Une autre fraction des métabolites
est sécrétée dans le sang pour atteindre
des organes cibles (principalement de la sphère sexuelle
car certains de ces métabolites sont androgènes
ou oestrogènes) ; 3/ de plus, une partie de la DHEA elle-même,
non modifiée, est transportée vers des organes cibles
où elle est transformée aussi en les mêmes
métabolites actifs. Sur le dessin (voir au-dessus),
on verra qu'une partie des stéroïdes actifs peuvent
être métabolisés en "ADG", inactifs mais mesurables
dans le sang où ils représentent de la testostérone
synthétisée et active dans le foie ou d'autres organes
cibles sans avoir jamais circulé en tant que tels dans
le sang (voir
dessin).
·De 60 ans à 79
ans
Chez les personnes "normales" âgées
de 60 à 79 ans, l'étude DHEAge a constaté
l'innocuité d'une administration de 50 mg pendant un
an avec quelques résultats au niveau de la peau et
des os, et une libido augmentée (chez la femme âgée)
; d'autres effets possibles sont encore
à l'étude.
·Les hommes
Les résultats chez les
hommes ont été, au cours de l'étude DHEAge,
moins significatifs que chez les femmes du même âge,
ce qui a pu résulter d'une administration insuffisante
quantitativement, les hommes étant plus corpulents et lourds
que les femmes : des études avec
des doses supérieures à 50mg/j sont prévues
en 2001, sous rigoureux contrôle.
·Plus de 80 ans
Chez les personnes de plus de
80 ans, les études doivent également commencer :
·Moins de 60 ans
Chez les personnes de moins de 60
ans, il n'y a pas de résultats expérimentaux permettant
actuellement d'administrer sans risque de la DHEA, avec un espoir
de maintien ou de rétablissement des signes de "jeunesse".
·Cas particuliers
Il serait souhaitable de mettre
en place des études sur des personnes dépressives,
fatiguées, ostéoporotiques, ou dont la peau est
particulièrement altérée, ou ayant un déficit
immunitaire, ou traitées par des corticoïdes, etc...,
afin de déterminer l'efficaté d'un traitement à
la DHEA sur ces différents cas.
Pour la peau, le site DHEAge ne
sera en mesure de recommander une lotion, crème ou pommade
contenant de la DHEA que quand des préparations "sérieuses"
seront disponibles, afin d'essayer de traiter
ou prévenir les défauts du vieillissement cutané.
·Femmes après la
ménopause
Une importante question concerne
les femmes ménopausées. Actuellement, il n'y a aucune
raison de penser que l'on puisse substituer avec profit la prise
des traitements classiques de substitution hormonale, principalement
à base d'oestrogènes, par l'administration de DHEA.
Une étude clinique rigoureuse, difficile à effectuer
compte tenu de la diversité des préparations utilisées,
doit être menée afin de vérifier l'absence
d'innocuité de l'association d'un traitement
hormonal de substitution (THS) et de DHEA.
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